Course à pied : Compte rendu de mon premier semi-marathon : Le Semi-Marathon de Paris 2010

Réalisé en mars 2010, je m’étais gardé une trace écrite de ce que j’avais vécu pour mon premier semi-marathon. J’ai donc décidé de partager cette expérience qui reste l’un de mes meilleurs souvenirs en course à pied/running et peut être donné envie à ceux qui seraient tentés ou qui hésiteraient encore à sauter le pas…C’est également le premier véritable objectif que je m’étais fixé.

Profil de la course :

Arrivée à 9h30 sur place par le métro pour un départ à 10h, j’ai donc juste le temps de me mettre en tenue, de liquider un gel et de foncer vers l’esplanade pour me mettre dans le SAS des 1h40. Là je retrouve Yves, un collègue avec qui nous avons partagé bon nombre d’entrainements en vue de ce semi-marathon. Je n’y croyais pas de retrouver quelqu’un parmi cette foule et m’étais donc résilié à faire la course tout seul. Ayant à peu près le même niveau, on avait prévu de faire la course ensemble et de s’accrocher l’un à l’autre si coup dure pendant la course. Lors de l’inscription en novembre, l’objectif fixé était de 1h45 et malgré un entrainement régulier et intensif depuis un peu plus de 5 mois (période à laquelle je me suis remis sérieusement au sport), c’est mon premier semi-marathon donc beaucoup d’appréhension sur mes capacités de tenir un rythme de 12 km/h sur 21,1 km. En ce jour de course, je ne me pose pourtant aucune question, je ne suis pas stressé non plus et me répète que l’important au final est de finir.

Le départ est donné, nous avons le droit au dernier tube des black eyed peas, j’ai plus de tympan tellement la musique est forte mais apparemment Yves s’éclate et nous fait la chorégraphie lol

On passe la ligne de départ environ 6-7 min plus tard, je démarre mon chrono et le surveille de très près pour me caler rapidement sur 12 km/h. Après 500m, le rythme cardiaque est bon, les jambes sont pas trop mal et là commence un véritable parcours du combattant pour slalomer entre des milliers de coureurs (qui ont du surestimer leur capacité lors de leurs inscriptions) et également éviter les voitures garées le long du trottoir. Moi qui avait des scrupules de mettre inscris dans le SAS des 1h40, j’avais par ailleurs dit à Yves que je me mettrai en fin de SAS pour ne pas gêner les autres. Je regrette franchement de ne pas mettre positionné dans le SAS des 1h35 car franchement c’est infernal, c’est un vrai gâchis d’énergie et de temps et je pense déjà que je le paierai sur la fin. Yves me sent en forme et décide de se caler sur moi plutôt que sur le repère des 1h40 qui s’éloigne tranquillement. Le 2ème km approche et j’enregistre déjà 25 sec de retard sur notre objectif, je sens que notre affaire est mal embarqué…Plus loin, une route avec effet entonnoir, je piétine quasi à l’arrêt, l’énervement est tel que lorsque le passage redevient fluide, j’accélère pour osciller entre 12,7 et 13 km/h afin de rattraper notre retard déjà conséquent. Je réfléchis là encore au prix de ces efforts et appréhende la manière dont va se dérouler la fin du parcours mais bon, tant pis, je me sens pas trop mal après tout et je prends le risque.

Quelques virages se succèdent et toujours les mêmes galères, on est ralentie, on slalom en faisant des écarts gigantesques entre la route et le trottoir, je commence à me faire à la situation, j’ai toujours de bonnes sensations et c’est le principal pour le moment. Je fais des petits signes à Yves pour savoir comment il se sent, ça à l’air d’aller.

On arrive au premier ravitaillement, un peu surpris car aucun signalement à l’avance, je peine à attraper une bouteille d’eau au milieu de la confusion et me télescope même dans un coureur qui s’excusera de son écart. J’ai perdu Yves quelques instants, il réapparait quelques mètres après et on se check les mains pour s’encourager mutuellement.

Bachirou nous dépasse comme une fusée, je l’interpelle et lui fait un signe de la main, il prend la peine de faire demi tour pour venir nous serrer la main et repart aussi sec. Quelle politesse de sa part !

On passe le 5ème km en 25’05, je suis assez déçu de notre temps car j’avais l’impression qu’on avait bien carburé pour rattraper notre retard. Bref je me sens toujours aussi bien, ma montre affiche entre 12,2 et 12,5 km/h de moyenne et même si on est un peu au dessus de notre objectif, j’ai pas envie de baisser le rythme, ni même dans les montées, je pousse pour maintenir cette vitesse.

On arrive à Bastille, c’est trippant de courir en plein milieu de ce rond point que j’ai eu la « joie » de traverser assez souvent en voiture. Beaucoup de gens sont là pour encourager les coureurs, l’ambiance est festive, c’est boooooostant moralement.

La suite du parcours est plutôt favorable mais toujours les mêmes galères, on passe notre temps à se faufiler pour doubler, esquiver les changements de trajectoire et je me pose encore la question de savoir si je vais tenir ce rythme jusqu’à la fin…

On passe les 10 km en 49’36, c’est motivant, on a rattrapé notre retard et on a même un peu d’avance sur notre objectif pour attaquer la seconde partie du parcours. J’informe Yves de notre avance et on se check à nouveau pour exprimer notre satisfaction.
Nouveau ravitaillement, c’est encore la confusion, décidément je suis assez surpris pour une course aussi populaire que ce soit aussi mal organisé.
J’ai un léger coup de mou et décide de prendre un gel que je partage avec Yves avant d’affronter les difficultés de la seconde partie du parcours.

Quelques minutes se passent, le vent est également contre nous, il faut s’accrocher mais ça va mieux, le mental est de nouveau là, je me sens vraiment bien. J’encaisse bien les butées, ne sens pas le faux plat et me permets de maintenir le même rythme que ce soit sur le plat ou dans les côtes (je suis en train de prendre conscience que mon entrainement et ma régularité sont en train de porter leur fruit).

On arrive bientôt au 15ème km, on court majoritairement sur le trottoir pour gagner en tranquillité dans les dépassements. Je suis de plus en plus confiant sur ma forme, je sens l’objectif se rapprocher, je suis tout de même prudent car une défaillance est vite arrivée. On passe le 15ème km en 1h14 et 19 sec, encore 17 sec de grattées sur notre objectif !

Le dernier ravitaillement est encore un beau bordel sans nom, j’ai réussi à attraper une bouteille de Vittel, je bois quelques gorgées et me retourne pour la passer à Yves mais impossible de le retrouver. La confusion liée au ravitaillement est telle que je dois continuer à slalomer entre les gens et me résigne finalement à continuer la course seul.

J’engloutie les 16, 17 et 18ème kilomètres sans trop de difficultés, ça sent bon la fin, le cadre du bois de Vincennes est assez sympa et il fait beau en plus, c’est idéal pour terminer la course….Je commence cependant à sentir la fatigue dans les jambes, il est temps de prendre un nouveau gel histoire de finir en beauté et je réalise à ce moment là que mon objectif sera atteint voir dépassé ! Mentalement, c’est hypra dopant ! Je passe le 19ème kilomètre, ça devient vraiment de plus en dur au niveau des jambes, j’ai hâte que ça se termine mais l’avance affichée sur ma montre me porte toujours autant.
20ème km, je suis exténué mais l’euphorie de l’arrivée me permet de maintenir le rythme, je n’arrête pas de regarder au loin si je peux apercevoir l’arrivée. Je finis par la voir et accélère naturellement jusqu’à la ligne. Je passe la ligne en 1h43 et 50 sec pour 21,5 km mesurés sur ma montre (certainement lié aux écarts). Soit 1 min 10 d’avance sur mon objectif de départ pour une moyenne de 12,4 km/h !
Je suis plus que satisfait de ma performance et surtout de la gestion de ma course au vu des conditions et du parcours.

Outre l’organisation, je garde donc un super souvenir de cette course et souhaite à tout coureur débutant de réaliser leur première course longue de la même façon et avec les mêmes sensations.

Pour celles et ceux qui souhaiteraient nous faire partager leur expérience, n’hésiter pas à nous les envoyer à anonyslip@vieuxslip.fr afin qu’on les publie sur le site.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>